Saucony Endorphin Speed 5 : le test complet pour choisir votre chaussure de running

Vous cherchez une chaussure qui vous accompagne dans vos sorties rapides, vos entraînements tempo, peut-être même un semi-marathon, sans vous laisser sur le carreau ? Vous n’êtes pas seul. Quand on court, on veut ce mélange parfait : légèreté, dynamisme, confort, et, soyons honnêtes, un look qui donne envie de lacer ses baskets. La Saucony Endorphin Speed 5 promet tout ça. Mais tient-elle vraiment la route ? On va plonger dans ce modèle, le décortiquer, sentir ce qu’elle a dans le ventre, comme si on l’enfilait pour la première fois ensemble. Prêt à courir avec moi ?

Pourquoi la Speed 5 fait parler d’elle

Imaginez une chaussure qui n’est ni trop agressive, comme ces modèles taillés pour les élites qui sprintent à 3 min/km, ni trop molle, comme un vieux canapé où vos pieds s’enfoncent. La Saucony Endorphin Speed 5 veut être ce juste milieu : un supertrainer, une chaussure polyvalente pour les jours où vous enchaînez des intervalles sur piste, une sortie longue sur route, ou même une balade rapide sous la pluie d’automne. Elle succède à la Endorphin Speed 4, une version qui a divisé les coureurs : certains l’adoraient pour sa rigidité, d’autres la trouvaient trop ferme, presque mécanique. Saucony a écouté, ajusté, et propose ici une chaussure plus souple, plus accessible, mais toujours nerveuse. Ce qui frappe ? Elle ne cherche pas à être la meilleure partout, mais à être votre alliée dans presque tout.

Ce qui m’a intrigué, c’est cette promesse de polyvalence. On court tous différemment, non ? Certains d’entre nous adorent sentir chaque foulée comme une propulsion, d’autres veulent juste ne pas penser à leurs pieds. La Speed 5 semble dire : « Je peux faire les deux. » Mais voyons ça de plus près.

La technologie sous le capot : PWRRUN PB et plaque en nylon

Bon, parlons technique, mais sans vous perdre dans un jargon d’ingénieur. Au cœur de la Saucony Endorphin Speed 5, il y a la mousse PWRRUN PB, une formule magique (enfin, presque) qui offre un retour d’énergie de 74,5 à 75,5 %, selon les tests en labo. Traduction ? Quand vous poussez sur l’asphalte, la chaussure vous renvoie une partie de cette énergie, comme un trampoline discret sous vos pieds. Ce n’est pas aussi rebondissant qu’une plaque en carbone, comme dans l’Endorphin Pro 4, mais c’est plus souple, plus naturel. Vous sentez la route, sans avoir l’impression de frapper un mur.

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Et puis, il y a cette fameuse plaque en nylon. Contrairement à la Speed 4, qui avait deux « ailes » rigides, la Speed 5 n’en a qu’une, côté médial, pour guider votre foulée sans la contraindre. Résultat : une chaussure plus flexible, surtout à l’avant-pied, qui s’adapte à vos mouvements, que vous soyez un coureur médio-pied ou talon. La technologie Speedroll, elle, donne cette sensation de bascule, comme si la chaussure vous poussait en avant, sans effort. Imaginez-vous rouler sur une vague, chaque foulée fluide, presque instinctive. Stack ? 36 mm au talon, 28 mm à l’avant, avec un drop de 8 mm. C’est standard, équilibré, rien de surprenant, mais rien de décevant non plus.

Ce qui m’a marqué, c’est cette idée de simplification. Saucony aurait pu ajouter plus de gadgets, mais ils ont choisi de revenir à l’essentiel. Tiens, on y pense rarement, mais c’est comme choisir un bon vin : parfois, moins d’artifices, c’est plus de plaisir.

Le fit : vos pieds vont-ils l’aimer ?

Enfiler une chaussure, c’est un peu comme essayer un nouveau jean. Trop serré, et vous vous sentez étouffé. Trop large, et ça flotte. La Saucony Endorphin Speed 5 est annoncée comme fidèle à la taille, et dans l’ensemble, c’est vrai. La toebox, cet espace à l’avant où vos orteils dansent, est légèrement plus large que sur la Speed 4, mais attention : si vous avez les pieds larges, elle peut encore sembler un peu snug, comme un manteau un peu trop ajusté. Conseil ? Si vous hésitez, prenez une demi-taille au-dessus, surtout pour les longues sorties où vos pieds gonflent un peu (on a tous connu cette sensation de doigts de pied compressés après 15 km).

Le mesh, lui, est un vrai point fort. Ultra-respirant, il laisse vos pieds respirer, même lors d’une sortie sous 25 °C en plein été lyonnais. Pas de frottements, pas de zones chaudes, juste un confort qui vous fait oublier la chaussure. Mais – petite imperfection – certains trouvent l’amorti un peu ferme, surtout si vous venez d’une chaussure maximaliste, genre Hoka. C’est comme passer d’un matelas moelleux à un futon : il faut un temps d’adaptation.

Comment elle se comporte sur le terrain

Alors, concrètement, qu’est-ce que ça donne sur la route ? J’ai lu des retours de coureurs qui l’ont testée sur des intervalles (4×1 km à 3:50 min/km), des sorties tempo (10 km à 4:30), et même une préparation marathon. La Saucony Endorphin Speed 5 brille sur les allures rapides, entre 4:00 et 5:00 min/km, où elle donne cette sensation de fluidité, presque de flottement. La plaque en nylon et le Speedroll travaillent ensemble pour rendre les transitions naturelles, comme si vos jambes savaient quoi faire sans réfléchir. Pour les sorties plus lentes, elle reste confortable, mais elle s’ennuie un peu, comme un cheval de course qui trotte doucement.

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Et le grip ? Sur routes sèches, la semelle (redessinée avec des rainures circulaires) tient bien, même sur des virages serrés. Mais – et c’est un point qui m’a fait tiquer – personne ne semble l’avoir testée sous la pluie. En France, où l’automne peut transformer une sortie en pataugeoire, c’est une question clé. Saucony a renforcé le caoutchouc au talon, promettant une meilleure durabilité, mais sans tests en conditions humides, difficile de se prononcer. Disons simplement que si vous courez souvent sous la pluie, gardez un œil là-dessus.

Ce qui m’a surpris, c’est sa polyvalence inattendue. Certains l’ont même emmenée sur des sentiers légers, ce qui n’est pas son terrain de prédilection, mais elle s’en sort. C’est comme demander à un vélo de route de faire un peu de gravel : ça passe, mais ce n’est pas l’idéal.

Speed 5 contre Speed 4 : le match

Vous avez peut-être la Endorphin Speed 4 dans votre placard, ou vous lorgnez sur une promo. Alors, faut-il passer à la Speed 5 ? La différence est subtile, mais réelle. La Speed 4 était plus rigide, avec une plaque à deux ailes qui donnait une sensation de propulsion explosive, parfaite pour les courses. Mais elle pouvait sembler… disons, un peu mécanique, surtout sur des sorties tranquilles. La Speed 5, elle, mise sur la souplesse. La plaque simplifiée et le mesh plus léger rendent chaque foulée plus naturelle, plus fluide, comme si vous dansiez plutôt que vous sprintiez.

Niveau poids, on parle de 8,4 oz (homme, US 9) pour la Speed 5, contre 8,2 oz pour la Speed 4. Cinq grammes de plus, rien de dramatique. La durabilité semble meilleure grâce au caoutchouc renforcé, mais après seulement 60 miles, difficile de confirmer. Et le prix ? La Speed 5 coûte 175 €, contre 170 € pour la Speed 4 (souvent en soldes). Si vous cherchez la vitesse pure, restez sur la 4. Si vous voulez une chaussure pour tout faire, la 5 est votre amie.

Face à la concurrence : Hoka, Asics et compagnie

Le marché des supertrainers est un champ de bataille. La Hoka Mach 6, par exemple, est plus légère (7,8 oz) et plus amortie, parfaite pour les longues distances, mais moins nerveuse. L’Asics Superblast 2 joue dans la cour des maximalistes, avec un amorti généreux, mais un prix qui pique (200 €+). Et si votre budget est serré, l’Adidas Adizero EVO SL ou la New Balance FuelCell Rebel v5 offrent un dynamisme similaire pour moins cher. La Saucony Endorphin Speed 5 se distingue par son équilibre : pas la plus légère, pas la plus amortie, mais une chaussure qui fait tout bien, sans chichi.

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Ce qui me plaît, c’est cette idée de ne pas surpromettre. Saucony ne vous vend pas une révolution, mais une chaussure fiable, qui vous accompagne sans voler la vedette. C’est comme un bon coéquipier : il fait le job, sans chercher à briller plus que vous.

Le look et le prix : est-ce que ça vaut le coup ?

Soyons honnêtes, on court aussi pour le style. La Saucony Endorphin Speed 5 arrive avec des coloris comme White/Crocus ou White/Mutant, élégants, modernes, mais… salissants. Après une sortie sur routes humides, vous risquez de passer du temps à nettoyer. Est-ce un défaut ? Pas vraiment, mais c’est le genre de détail qu’on remarque après quelques kilomètres.

Et le prix ? 175 €, c’est 5 € de plus que la Speed 4, et ça fait grincer des dents. En France, où les courses d’automne battent leur plein, on veut une chaussure qui justifie chaque euro. La Speed 5 le fait grâce à sa polyvalence et sa durabilité potentielle, mais si vous trouvez la Speed 4 en promo, elle peut être un meilleur deal pour les coureurs axés sur la vitesse. Conseil ? Comparez les prix sur des sites comme Running Warehouse, où les soldes sont fréquents.

Ce qu’on ne sait pas encore (et qu’on aimerait savoir)

Bon, disons-le autrement : la Saucony Endorphin Speed 5 n’est pas parfaite. Elle coche beaucoup de cases, mais il y a des zones d’ombre. Le grip en conditions humides, par exemple. On court souvent sous la pluie, non ? Pourtant, aucun test ne confirme si elle tient sur une piste mouillée ou un trottoir glissant. Et la durabilité ? Après 60 miles, elle semble solide, mais quid après 300 miles ? Enfin, si vous avez les pieds larges, la toebox, bien que plus spacieuse, peut encore vous serrer, surtout sur des longues distances.

Ce n’est pas exactement un reproche… mais presque. On aimerait que Saucony soit plus clair sur ces points. Peut-être qu’avec l’automne, les retours des coureurs français sur Reddit ou les blogs vont nous éclairer.

Et maintenant, vous en faites quoi ?

Vous voilà au bout de ce test. La Saucony Endorphin Speed 5 n’est pas une révolution, mais une évolution intelligente : plus souple, plus polyvalente, prête à vous suivre dans vos sorties rapides ou vos entraînements quotidiens. Elle ne va pas transformer vos 10 km en record mondial, mais elle va rendre chaque foulée un peu plus fluide, un peu plus agréable. Comme une vieille amie qui sait quand pousser et quand ralentir.

Alors, que faire ? Si vous cherchez une chaussure pour tout faire, des intervalles aux semi-marathons, elle est faite pour vous. Si vous venez de la Speed 4 et que vous aimez les sensations explosives, vous pourriez hésiter. Et si votre budget est serré, regardez du côté des promos ou des concurrents comme Adidas ou New Balance. Essayez-la en magasin, sentez ce mesh respirant, testez cette bascule Speedroll. Et si vous l’adoptez, partagez vos impressions – sur Reddit, en commentaire, ou juste avec vos potes de running. Parce que courir, c’est aussi raconter ses histoires de foulées. Vous commencez quand ?