On Cloudmonster Void avis : le test qui distingue la hype de la réalité

Le verdict en 30 secondes sur la Cloudmonster Void

La Cloudmonster Void est une excellente chaussure de marche quotidienne déguisée en chaussure de running. On l’a portée, on l’a mesurée, on l’a comparée. Le verdict est net.

Pour un usage lifestyle (bureau, marche longue, sortie décontractée, footing léger sous 5’30/km), c’est un produit confortable, bien construit et esthétiquement réussi. L’upper premium mérite les compliments. Le confort au pied est immédiat. Le design passe du métro au parc sans changer de paire.

Pour un usage running sérieux, c’est une autre histoire. Le retour d’énergie plafonne à 55-58 %. Le drop réel mesuré en laboratoire atteint 10,8 mm, loin des 6 mm annoncés par On. Le poids grimpe à 289 g sur la balance, contre 230 g sur la fiche produit. RunRepeat, l’un des labos indépendants les plus rigoureux, classe cette chaussure #372 sur son index global. Bottom 2 %.

Si vous portez vos chaussures plus souvent au bureau qu’au parc, la Void a du sens. Si votre priorité est la course, prenez la Cloudmonster 2 au même prix.

Note : 7,5/10 en lifestyle. 5/10 en running pur. Un bon produit quand on sait ce qu’on achète. Un mauvais investissement quand on se trompe de catégorie.

Ce que la Cloudmonster Void est vraiment (et ce qu’elle n’est pas)

Il faut commencer par un fait que personne ne relève dans les tests francophones. Finish Line, le plus gros détaillant de sneakers aux États-Unis, classe la Cloudmonster Void dans la catégorie « Casual Shoes ». Pas « Running Shoes ». C’est un choix de merchandising, pas un accident de catalogage.

Ce signal commercial dit une chose simple : le Void n’est pas perçu comme une chaussure de course par ceux qui en vendent le plus. On la positionne à côté des sneakers lifestyle, pas des daily trainers.

Le positionnement marketing d’On raconte une autre histoire. La fiche produit parle de « daily trainer », de « springy propulsion », de « big-effort long runs ». Le discours est celui d’une chaussure de performance. La réalité lab est celle d’une chaussure d’agrément construite sur une plateforme de running.

RunRepeat résume sans détour : c’est un « lifestyle-first package » qui « delivers too little for what it costs » quand on l’évalue comme chaussure de course.

Voici la partie qui change tout pour la décision d’achat. La Cloudmonster Void reprend la plateforme de semelle de la Cloudmonster V1, sortie en 2022. Pas celle de la Cloudmonster 2 (2024), avec sa mousse Helion double densité et sa Speedboard en nylon améliorée. Le Void utilise la semelle intermédiaire monodensité de la génération précédente.

On a habillé cette base technique vieillissante d’un upper mesh haptic orienté lifestyle : plus respirant, plus facile à enfiler, plus élégant. Le résultat est une chaussure hybride. Le dessous date de 2022. Le dessus est pensé pour 2025. Le prix, lui, est identique à la Cloudmonster 2 : 180 €.

Cloudmonster Void = plateforme V1 (2022) + upper lifestyle premium. Aucune technologie de semelle V2 (double densité Helion). C’est la donnée la plus importante de cet avis sur la Cloudmonster Void.

Comprendre cette architecture évite les déceptions. Le Void n’est pas un Cloudmonster 2 amélioré. C’est un Cloudmonster original repensé pour le quotidien. La qualité de construction est là. L’innovation de semelle ne l’est pas.

L’amorti Helion et CloudTec sous le microscope : ferme malgré les apparences

On vend la Cloudmonster Void comme une chaussure « max-cushioned ». L’expression évoque du moelleux, du rebond, une sensation de coussin sous le pied. Les mesures en laboratoire racontent autre chose.

Le Helion superfoam de la Void affiche 50,3 AC au duromètre Asker C. Pour donner un repère : la moyenne des chaussures de running testées par RunRepeat tourne autour de 35-40 AC. À 50,3, on est dans la zone « ferme à très ferme ». Le pied ne s’enfonce pas dans la mousse. Il se pose sur une surface dense et réactive.

à lire  Adidas Pureboost 5 avis : la légèreté abordable qui booste vos runs

La géométrie CloudTec compense partiellement cette fermeté. Les éléments « Cloud » (ces blocs creux visibles sous la semelle) se compriment séquentiellement à l’impact. Verticalement d’abord, puis horizontalement. Cette compression en deux temps crée une sensation d’amorti que la mousse seule n’offrirait pas. C’est malin comme conception. Mais le résultat global reste éloigné d’une Hoka Bondi ou d’une Nike Invincible. On est dans la protection stable, pas dans le marshmallow.

L’absorption des chocs mesurée en laboratoire donne 129 SA au talon et 108 SA à l’avant-pied. Des chiffres corrects, pas spectaculaires. RunRepeat note que la performance ne se distingue pas de la moyenne du marché, malgré les promesses du site d’On.

Duromètre : 50,3 AC. Absorption : 129 SA talon / 108 SA avant-pied. Retour d’énergie : 55,5 % talon / 58,4 % avant-pied. Des chiffres moyens, pour un tarif premium.

Le retour d’énergie, justement, est le point où les attentes se heurtent à la mesure. Avec 55,5 % au talon et 58,4 % à l’avant-pied, la Void ne renvoie rien de remarquable. La Speedboard (une plaque plastique insérée entre la mousse et les Clouds) ajoute de la structure et un léger effet de propulsion. Mais c’est du plastique, pas du carbone. L’accélération ne vient pas de la chaussure.

Admettons une nuance : comparer des chiffres de duromètre à froid dans un labo et les extrapoler à l’expérience réelle du pied est un exercice imparfait. La température extérieure, le poids du coureur, l’allure, la surface modifient la perception. Un coureur de 60 kg trouvera la Void plus souple qu’un coureur de 85 kg. Les données indiquent une tendance, pas une sentence.

Le Helion du Void est une mousse monodensité ferme. Le Helion de la Cloudmonster 2 est une mousse double densité (plus souple à l’avant-pied, plus ferme au talon). Même nom, deux générations de technologie.

Drop annoncé 6 mm, drop mesuré 10,8 mm : l’écart que personne ne mentionne en France

On annonce un drop de 6 mm sur la Cloudmonster Void. RunRepeat mesure 10,8 mm en laboratoire. L’écart de 4,8 mm est le plus important de la gamme On dans leur base de données.

Pour mettre ce chiffre en perspective : la Cloudmonster V1 originale affichait 6,8 mm mesurés pour 6 mm annoncés. Écart de 0,8 mm, parfaitement acceptable. La Cloudmonster 2 atteint 6,6 mm mesurés. Quasiment conforme. Le Void, avec ses 10,8 mm, est dans une autre catégorie.

Ce que ça change concrètement : un drop de 10,8 mm place la Void dans la zone des chaussures d’attaque talon traditionnelle. C’est le profil d’une Brooks Ghost ou d’une ASICS GT-2000, pas celui d’une chaussure censée encourager une foulée médio-pied « naturelle ». Un coureur qui choisit le Void pour son drop modéré de 6 mm achète en réalité une chaussure à drop élevé. Le tendon d’Achille est moins sollicité, les mollets travaillent moins, la foulée s’allonge vers le talon.

Drop comparé dans la gamme On (lab RunRepeat) : Cloudmonster V1 = 6,8 mm. Cloudmonster 2 = 6,6 mm. Cloudmonster Void = 10,8 mm. Cloudsurfer Max = 7,9 mm. Cloudeclipse = 9,4 mm.

L’écart ne s’arrête pas au drop. Le poids annoncé par On est de 230 g. La balance de RunRepeat affiche 289 g. Soit 59 grammes de plus, un écart de 25 %. Quand une marque qui facture 180 € et se positionne sur l’ingénierie suisse de précision publie des specs qui s’écartent de cette amplitude des mesures indépendantes, la question de la fiabilité des données marketing se pose.

Selon votre profil : si vous frappez naturellement du talon et que vous venez d’un drop de 10-12 mm, les 10,8 mm réels ne poseront aucun problème. Si vous cherchez un drop sous 8 mm pour préserver vos mollets ou votre tendon d’Achille, cette chaussure n’est pas le bon choix.

La Cloudmonster Void au quotidien : marche, bureau et footing léger

7 h 30, escalators du métro, café à emporter, open space. C’est ici que la Cloudmonster Void commence à avoir du sens.

Le premier enfilage est agréable. Le mesh haptic épouse le pied sans point de compression. La languette est douce, le col rembourré, la semelle intérieure souple. On glisse le pied, on lace, c’est parti. Pas de rodage nécessaire. Le confort est là dès la première minute.

En marche quotidienne, le retour est unanime dans le corpus de retours utilisateurs : 10 000, 12 000, 15 000 pas, aucune douleur. Une blogueuse lifestyle rapporte avoir marché 15 000 pas lors de sa deuxième sortie sans la moindre gêne. La respirabilité mesurée à 4/5 en lab confirme que le mesh gère correctement la chaleur. Pas de surchauffe en été, pas de sensation d’humidité après une journée complète.

à lire  La Salomon S/LAB Phantasm 2.0 à la loupe : Nouvelle reine des chaussures de 10km ?

La toe box mesure 97,2 mm au point le plus large. C’est au-dessus de la moyenne des chaussures de running. Les pieds larges sont accueillis confortablement. Les orteils ont de l’espace latéral pour s’étaler sans compression.

L’adhérence sur sol mouillé est correcte. RunRepeat attribue un score de traction « High ». En traversant un hall de gare, un trottoir humide, une pelouse matinale, le grip tient. Pas de glissade inattendue.

En footing léger, entre 5’30 et 6’30 au kilomètre, pendant 30 à 45 minutes, la Void fonctionne. La fermeté du Helion (on en parlait en H2-3, cette mousse à 50,3 AC qui ne s’affaisse pas) protège le pied sans l’écraser. Le rocker modéré aide la transition talon-orteils. La chaussure accompagne l’effort sans pénaliser.

C’est au-dessus de 5’00/km ou au-delà de 50 minutes que le tableau change. Le poids de 289 g commence à se faire sentir dans les quadriceps. Le retour d’énergie moyen (55-58 %) oblige le coureur à fournir plus d’effort musculaire par foulée. La chaussure ne pousse pas vers l’avant. Elle encaisse les chocs, c’est tout.

Une utilisatrice de PetiteImpact résume bien l’usage réel : la Cloudmonster Void est parfaite pour la marche longue et les journées actives. Le confort est immédiat et durable.

La Void excelle dans trois contextes : marche urbaine longue durée, journée debout (retail, musée, tourisme), et footing de récupération à allure basse. Elle déçoit dans deux contextes : fractionné, et toute sortie dépassant 50 minutes à allure soutenue.

Cloudmonster Void vs Cloudmonster 2 : pourquoi payer le même prix pour moins de techno ?

Les deux coûtent 180 €. C’est la seule chose qu’elles ont en commun au niveau de la semelle.

La Cloudmonster 2 embarque la mousse Helion double densité : plus souple sous l’avant-pied pour le dynamisme, plus ferme sous le talon pour la stabilité. Son stack atteint 35 mm au talon et 29 mm à l’avant-pied. Sa Speedboard en nylon mélangé est plus réactive. Son outsole fermée élimine le problème historique des cailloux coincés entre les Clouds. Son drop mesuré (6,6 mm) correspond quasiment au drop annoncé (6 mm).

La Cloudmonster Void utilise la mousse Helion monodensité de la V1. Son stack mesure 35,9 mm au talon mais seulement 25,1 mm à l’avant-pied. L’écart crée le drop élevé de 10,8 mm dont on parlait plus haut. Sa Speedboard est la version originale en plastique. Son upper, en revanche, est clairement supérieur pour un usage quotidien.

La Cloudmonster 2 est une meilleure chaussure de running. Sur chaque critère mesurable en laboratoire (retour d’énergie, cohérence du drop, technologie de mousse, stack avant-pied), elle domine. RunRepeat la place dans le top 29 %. La Void est dans le bottom 2 %. En évaluation running pure, il n’y a pas de débat.

La Void est une meilleure chaussure de tous les jours. Son mesh haptic est plus élégant, plus léger visuellement, mieux fini. Le step-in est plus fluide. Le design est plus sobre, plus « bureau-compatible ». Pour quelqu’un qui porte ses chaussures 10 heures par jour dont 45 minutes en footing, la Void offre un meilleur compromis global.

Comparaison directe : Stack avant-pied : Void = 25,1 mm vs CM2 = 29 mm. Drop mesuré : Void = 10,8 mm vs CM2 = 6,6 mm. Mousse : Void = monodensité vs CM2 = double densité. Classement RunRepeat : Void = #372 vs CM2 = #108.

Admettons que « meilleur » est un mot piégé ici. Le meilleur modèle On à 180 € dépend entièrement de votre usage quotidien, pas d’une hiérarchie technique universelle. Si la course représente plus de la moitié de votre temps chaussé, prenez la Cloudmonster 2 sans hésiter. Si elle en représente moins d’un quart, la Void fait le travail avec plus d’élégance.

La règle simple : vous courez 3 fois par semaine ou plus ? Cloudmonster 2. Vous courez 1 à 2 fois et marchez beaucoup ? Void.

Le guide On à 180 € : Void, Cloudmonster 2, Cloudeclipse ou Cloudsurfer Max

Quatre modèles On. Un seul prix. Aucun article francophone ne les compare. Corrigeons ça.

La Cloudmonster 2 est le daily trainer polyvalent de la gamme. Footing, fartlek, tempo, sortie longue : elle couvre toutes les allures de l’entraînement. Sa mousse double densité offre le meilleur équilibre dynamisme/confort de la gamme On. RunRepeat la classe dans le top 29 %. C’est le choix par défaut du coureur régulier qui veut une seule paire.

à lire  Skechers Max Cushioning Elite 2.0 Avis

La Cloudeclipse cible les coureurs qui cherchent de la stabilité sans dispositif de correction rigide. Sa rigidité torsionnelle est notée « stiff » et son rocker facilite les transitions. RunRepeat la place dans le top 10 %. Pour les pronateurs légers ou les coureurs qui oscillent en fin de sortie, c’est le modèle le plus sécurisant.

La Cloudsurfer Max est la chaussure recovery et longue distance. Son absorption des chocs est la plus élevée de la gamme. RunRepeat la classe aussi dans le top 10 %. Si vos sorties dépassent régulièrement 15 km et que vous aimez un amorti généreux, c’est le choix logique.

La Cloudmonster Void occupe un créneau à part. Confort all-day, design premium, footing léger occasionnel. RunRepeat la classe dans le bottom 2 % en tant que chaussure de running. Ce classement reflète ses performances lab en course, pas sa qualité en tant que sneaker quotidienne.

Rankings RunRepeat (chaussures de running) : Cloudsurfer Max = top 10 %. Cloudeclipse = top 10 %. Cloudmonster 2 = top 29 %. Cloudmonster Void = bottom 2 %. L’écart se lit clairement quand on juge ces chaussures comme produits de course.

En bref : Running polyvalent = Cloudmonster 2. Stabilité = Cloudeclipse. Recovery/longue distance = Cloudsurfer Max. Lifestyle + footing léger = Cloudmonster Void. Les quatre coûtent 180 €. Votre usage tranche.

Taillage, fit et ce qu’il faut savoir avant d’acheter la Cloudmonster Void

La Cloudmonster Void taille vrai. Pas besoin de prendre une demi-pointure au-dessus comme sur la Cloudmonster 2 (qui taille grand). Commandez votre pointure habituelle de sneakers.

La toe box est large et accueillante. 97,2 mm au point le plus large, au-dessus de la moyenne. Si vous avez un pied standard ou large, le confort latéral sera bon dès la première sortie. Si vous avez un pied étroit, la chaussure peut sembler trop volumineuse.

Un point d’attention relevé par RunRepeat : la zone au-dessus des orteils est inhabituellement basse. L’upper redessiné pour le lifestyle crée une pression descendante sur le dessus du pied. Selon RunRepeat, cette sensation est polarisante. Certains ne la remarquent pas. D’autres la trouvent claustrophobe. L’essayage en magasin est recommandé si vous êtes sensible à la pression sur les orteils.

Une utilisatrice note que le col de la chaussure monte assez haut sur la malléole. Lors des premières utilisations, le frottement peut être gênant pour les petits pieds. La gêne disparaît après deux ou trois sorties.

La semelle intérieure est amovible. Bonne nouvelle pour ceux qui utilisent des semelles orthopédiques. La languette et l’ouverture de la cheville sont relativement rigides. Ce n’est pas une chaussure qu’on enfile en marchant : il faut s’asseoir, lacer, serrer. L’avantage de cette rigidité est le maintien. Le pied ne bouge pas une fois lacé.

Avant de commander : pointure habituelle (pas de demi-taille à ajouter), vérifier la sensibilité au volume au-dessus des orteils (essayer si possible), semelle intérieure amovible pour orthotics, prévoir un temps d’adaptation de 2-3 sorties pour le col de cheville.

Notre avis final sur la On Cloudmonster Void

On revient là où on a commencé. La Cloudmonster Void est un très bon produit si vous comprenez ce que vous achetez. Le problème n’est pas la chaussure. Le problème, c’est l’écart entre ce qu’On promet et ce que les mesures indépendantes confirment.

Le drop annoncé de 6 mm est en réalité de 10,8 mm. Le poids annoncé de 230 g est en réalité de 289 g. La plateforme de semelle date de 2022, pas de 2024. Le prix reste celui d’un produit premium, identique à la Cloudmonster 2 qui offre une technologie de semelle supérieure sur tous les critères mesurables.

Ce que la Void fait bien, elle le fait vraiment bien. Le confort quotidien est remarquable. La construction est soignée. Le mesh respire. La toe box accueille les pieds larges. Le design est sobre et passe du bureau à la rue sans effort. Pour la marche longue et le footing léger, c’est une compagne fiable.

Ce que la Void ne fait pas, aucun marketing ne le changera. Ce n’est pas un daily trainer de running performant. Ce n’est pas une chaussure à drop bas. Ce n’est pas un produit où les specs officielles correspondent aux mesures de laboratoire.

La Cloudmonster Void est une sneaker lifestyle premium avec une capacité de footing léger. Pas l’inverse. Et à ce titre, elle fait bien son travail.

L’ingénierie suisse d’On se voit dans les finitions, les matériaux, le step-in. Elle se voit moins dans la cohérence entre le discours technique et les données indépendantes. Notre avis sur la Cloudmonster Void tient en une phrase : achetez-la pour ce qu’elle est, pas pour ce qu’On prétend qu’elle est.

Verdict : 7,5/10 en lifestyle. 5/10 en running pur. Recommandée pour la marche quotidienne et le footing occasionnel. Déconseillée comme chaussure de running principale. Si votre budget est de 180 € et que la course est votre priorité, la Cloudmonster 2 est le meilleur investissement.