Notre avis sur l’Adidas EVO SL ATR après 300 kilomètres
L’Adidas Adizero EVO SL ATR est la meilleure version hivernisée d’un daily trainer disponible sous les 160 euros. Voilà, c’est dit.
Le Lightstrike Pro conserve son ride vif et, donnée mesurée en laboratoire, ne durcit pas au froid. Zéro pour cent de variation. Le grip Continental avec crampons de 1.5 mm résout le défaut majeur de l’EVO SL standard sur surfaces mouillées. Le surcoût de 10 euros par rapport à la version route est justifié, à une condition : que vous couriez régulièrement entre novembre et mars dans un climat humide.
Les limites sont tout aussi nettes. Comptez 40 à 49 grammes de plus selon la taille, soit 266 à 287g sur la balance. La ventilation est quasi nulle. Au-dessus de 15°C, les pieds cuisent. Ce n’est pas un trail shoe malgré le sigle ATR. Et la languette glisse encore sur le côté sur certains exemplaires, un héritage agaçant de la version standard.
Pas une chaussure dont tout le monde a besoin. Exactement la bonne pour ceux qui en ont besoin.
On a testé l’ATR sur du bitume mouillé, des chemins de halage, du gravier, de l’herbe détrempée, un peu de givre. Sur ces surfaces, elle fait le travail. Sur de la boue franche ou un sentier technique, elle ne sert à rien. C’est une chaussure de route et de chemins légers pour l’automne-hiver, pas un couteau suisse quatre saisons.
| Spec | Valeur |
|---|---|
| Poids | 266-287g selon la taille |
| Stack talon | 39 mm (39.2 mm mesuré en labo) |
| Drop | 6 mm annoncé, ~8 mm mesuré |
| Mousse | Lightstrike Pro (TPEE, identique Adios Pro 3) |
| Outsole | Continental rubber, crampons 1.5 mm |
| Upper | Ripstop woven mesh déperlant (pas Gore-Tex) |
| Prix | 150-160 euros selon le pays |
Si vous possédez déjà une EVO SL standard et que vos hivers ressemblent à ceux de la Bretagne, de la Belgique ou de l’Île-de-France, l’ATR mérite une place dans votre rotation. Si vos hivers sont secs, gardez la standard et économisez 10 euros.
Ce qui change entre l’EVO SL et la version ATR (et ce qui ne change pas)
Cinq modifications. Pas quinze. Adidas n’a pas redessiné la chaussure. Ils ont renforcé les points faibles pour l’hiver et laissé le reste intact.
L’upper passe d’un mesh ultra-respirant à un ripstop woven déperlant avec un toe guard caoutchouté à l’avant. Ce n’est pas du Gore-Tex. C’est un traitement déperlant qui repousse la bruine et les éclaboussures, pas les flaques profondes. L’outsole passe d’une gomme Continental partielle à une couverture quasi totale de la plateforme, avec des crampons de 1.5 mm multi-directionnels. Le talon est renforcé par le système Slinglaunch et un pull tab pour enfiler la chaussure plus facilement.
Les lacets sawtooth sont le détail qu’on ne voit pas venir et qu’on ne veut plus quitter.
Ces lacets texturés tiennent le serrage, ne glissent pas, se sentent solides. Après des années de lacets Adidas fins et médiocres (même la Pro Evo 2 à 500 euros en souffrait), c’est une vraie correction. La tongue passe en semi-goussetée : elle bouge moins, elle reste à peu près en place, et c’est la correction que tout le monde attendait sur cette ligne.
La philosophie d’Adidas sur l’ATR se résume à une idée : quand les conditions se dégradent, on ne veut pas que les coureurs abandonnent leur chaussure préférée.
Ce qui ne change pas : la mousse Lightstrike Pro est identique. Même formulation, même stack de 39 mm, même shank plastique au médio-pied, même géométrie de rocker positionnée à 60 % de la longueur. Le moteur de la chaussure est le même. Seuls la carrosserie et les pneus changent.
| Critère | EVO SL standard | EVO SL ATR |
|---|---|---|
| Poids | 224-238g | 266-287g |
| Outsole | Continental partielle | Continental 100 %, crampons 1.5 mm |
| Upper | Mesh ultra-respirant | Ripstop déperlant, toe guard |
| Lacets | Fins, glissants | Sawtooth, texturés |
| Tongue | Libre, mobile | Semi-goussetée |
| Prix | 140-150 euros | 150-160 euros |
Le prix augmente de 10 euros. Le poids de 40 à 49g. Le ride reste, en grande partie, le même.
Le Lightstrike Pro en hiver : zéro durcissement au froid, et pourquoi c’est l’argument décisif
On parle beaucoup de l’upper déperlant. On devrait parler de la mousse.
Le Lightstrike Pro est une mousse TPEE (polyester thermoplastique élastomérique). C’est la même formulation que celle de l’Adios Pro 3, le racer marathon d’Adidas. Pas la version mise à jour de l’Adios Pro 4. L’ancienne. Celle que les coureurs aiment pour son mélange de durabilité et de nervosité.
En laboratoire, après 20 minutes au congélateur, la mousse ne change pas. Zéro pour cent de durcissement mesuré. C’est un résultat exceptionnel. Pour comparaison, les mousses EVA classiques (présentes dans beaucoup de daily trainers) perdent 15 à 25 % de souplesse au froid. Les mousses PEBA (type ZoomX chez Nike ou FF Turbo chez ASICS) perdent 8 à 15 %. Le TPEE ne bouge pas.
Le Lightstrike Pro ne sait pas qu’il fait froid. C’est exactement ce qu’on lui demande.
Traduction concrète : le même rebond en janvier qu’en juillet. Quand vous courez à 6°C un mardi matin de décembre en bord de Marne, la mousse restitue la même énergie que lors de votre sortie tempo de septembre. Ce n’est pas le cas de toutes les chaussures hivernales, loin de là.
Le retour d’énergie mesuré sur l’ATR est de 71.1 % au talon et 71.8 % en avant-pied. C’est légèrement inférieur aux 74.3 et 73.5 % de la version standard. Mais cette baisse de 3 points ne vient pas de la mousse. Elle vient des crampons Continental.
L’explication est mécanique : les crampons de 1.5 mm touchent le sol en premier et absorbent une fraction de l’énergie d’impact avant que la mousse ne puisse la restituer. On gagne du grip en perdant un peu de rebond. Le compromis est mesurable, pas catastrophique.
Les chiffres de retour d’énergie sont mesurés en labo sur une machine. Le ressenti terrain est légèrement différent. En courant, on perçoit un contact initial un peu plus ferme (les crampons), puis le rebond Lightstrike Pro prend le relais en phase de propulsion. La dureté mesurée est de 38.3 Asker C, dans la plage « ferme-moelleux » qui caractérise la gamme Adizero. En-dessous de 4:30/km, la chaussure reste nerveuse. Au-dessus, elle est confortable sans être molle. Pour un daily trainer hivernisé à 155 euros, 71 % de retour d’énergie place l’ATR devant la quasi-totalité de ses concurrentes directes, qui tournent entre 55 et 65 %.
| Type de mousse | Durcissement au froid |
|---|---|
| TPEE (Lightstrike Pro) | 0 % |
| PEBA (ZoomX, FF Turbo) | 8-15 % |
| EVA (mousse standard) | 15-25 % |
Grip Continental et crampons 1.5 mm : où ça tient, où ça lâche
Les crampons qu’on mentionnait dans la section précédente font le job pour lequel on les paie, et strictement rien de plus.
L’outsole Continental couvre la quasi-totalité de la plateforme. Les crampons de 1.5 mm en gomme multi-directionnelle accrochent le bitume mouillé, les feuilles d’automne, le givre léger, le gravier fin et les chemins de halage sans problème. Sur l’herbe mouillée, une testeuse (Laura Fountain, Women’s Running UK) note les pieds secs après une sortie avec son chien. C’est le genre de conditions qui rendait la standard périlleuse : pour référence, le score de traction de l’EVO SL classique est de 0.40 chez RunRepeat, inférieur à des Saucony pourtant réputées glissantes.
ATR ne signifie pas trail. Ça signifie : la route, même quand elle est sale.
Sur boue franche, sentier technique, neige profonde ou verglas, les 1.5 mm de crampons ne suffisent pas. La semelle intermédiaire en Lightstrike Pro est trop souple pour protéger le pied des pierres et racines. Les surfaces d’hiver sont imprévisibles, et il faut être honnête : aucune semelle à crampons courts ne couvre tout.
L’ATR n’est pas un trail shoe et Adidas ne devrait pas l’appeler « All Terrain Running ». C’est une chaussure de route hivernale avec un grip amélioré. La réalité, c’est plutôt « All Weather Road Running ».
Bon point : sur route sèche, les crampons ne gênent pas. Le ride ne change pas de caractère entre une sortie par temps sec et une sortie sous la bruine. Le design multidirectionnel des crampons évacue correctement les débris (gravier fin, feuilles). L’usure mesurée au Dremel en laboratoire est bonne, compatible avec une durée de vie de 400 à 500 km. Ramené au coût par kilomètre, c’est environ 0.35 euro du kilomètre. Correct pour une chaussure de niche saisonnière.
Déperlant vs Gore-Tex : ce que l’upper ripstop fait et ne fait pas
Le ripstop résiste à la bruine, pas au déluge. Et c’est honnête.
Le mesh ripstop woven de l’ATR repousse la bruine, la rosée matinale et les éclaboussures légères. Sur herbe mouillée, les pieds restent secs. Sous une pluie soutenue de 20 à 30 minutes, l’eau finit par pénétrer. Ce n’est pas une membrane Gore-Tex. C’est un traitement de surface.
Et c’est probablement la bonne approche. Le Gore-Tex vous garde au sec. Mais il crée un effet sauna dès que la température dépasse 8-10°C ou que l’effort s’intensifie. Les pieds transpirent, la sueur ne s’évacue pas, et au bout de 45 minutes on court les pieds mouillés quand même, mais de l’intérieur. Le ripstop évite ce piège. Il respire mieux, sèche plus vite, et pèse moins lourd.
Le compromis est clair : protection partielle avec respirabilité et légèreté d’un côté, étanchéité totale avec effet sauna et poids de l’autre. Pour du running route en hiver tempéré, le déperlant est le meilleur choix.
Une question reste ouverte : combien de temps le traitement déperlant tient-il ? Après 200 km, 400 km, la déperlance est-elle encore efficace. Aucune review ne teste ce point. La durabilité du traitement DWR reste une inconnue, et c’est frustrant pour une chaussure conçue pour un usage saisonnier de 4 à 5 mois. L’alternative existe : un spray DWR à 15 euros sur l’EVO SL standard. Protection inférieure, mais renouvelable à volonté. On en reparlera dans la section « faut-il vraiment une chaussure d’hiver dédiée ».
| Critère | Déperlant ATR | Gore-Tex | Spray DWR |
|---|---|---|---|
| Protection pluie | Bruine, éclaboussures | Pluie forte, flaques | Bruine légère |
| Respirabilité | Bonne | Faible | Identique à l’original |
| Poids ajouté | ~45g | ~60-80g | 0g |
| Prix | Inclus (150-160 euros) | 170+ euros | 15 euros |
Adidas EVO SL ATR vs Salomon Blaze Gravel 3 GTX vs Puma Velocity Nitro 4
Trois philosophies. Trois types d’hiver.
L’Adidas EVO SL ATR (~155 euros, 266-287g) est le compromis route-hiver. Son ride Lightstrike Pro reste le plus dynamique du trio. Son grip Continental avec crampons 1.5 mm est suffisant pour les pavés mouillés, le gravier et les chemins de halage. Son upper déperlant gère la bruine. C’est la chaussure pour les coureurs qui veulent garder la sensation de leur daily trainer préféré quand le temps se dégrade, sans passer au trail.
La Salomon Blaze Gravel 3 GTX (~160 euros, ~310g) est le tank. Gore-Tex intégral, crampons agressifs, protection pluie battante et boue légère. Le ride est plus souple et plus amorti, mais nettement moins direct que le Lightstrike Pro. C’est la chaussure qu’on choisit quand on sait que la sortie va être sale, que le chemin traverse un sous-bois boueux, et que la pluie ne va pas s’arrêter. Road Trail Run la compare à l’ATR et note un ride « plus confortable mais moins sérieux ».
Trois chaussures, trois hivers différents. Le vôtre tranche.
La Puma Velocity Nitro 4 (~140 euros, ~260g) pose une question gênante : faut-il vraiment acheter une chaussure d’hiver dédiée ? La Nitro 4 offre un grip correct de série sur le mouillé. Sa mousse NITRO Elite est reactive, son outsole accroche sans crampons spécifiques. Elle coûte 15 euros de moins que l’ATR et 20 de moins que la Salomon. Pour les coureurs dont l’hiver se résume à des pavés mouillés et un peu de bruine, la Puma rend l’ATR superflue.
Un coach running britannique résumait son choix ainsi : l’ATR pour tout sauf la pluie battante et la boue profonde, la Salomon uniquement quand les conditions sont vraiment mauvaises. La Puma quand on refuse de compliquer sa rotation.
| Critère | EVO SL ATR | Salomon Blaze 3 GTX | Puma Velocity Nitro 4 |
|---|---|---|---|
| Poids | 266-287g | ~310g | ~260g |
| Ride | Dynamique, nerveux | Souple, amorti | Réactif, polyvalent |
| Grip | Continental 1.5mm lugs | Contagrip agressif | Pumagrip standard |
| Protection | Déperlant | Gore-Tex intégral | Aucune (mesh classique) |
| Prix | 150-160 euros | ~160 euros | ~140 euros |
Mention rapide : Road Trail Run compare aussi l’ATR à la Salomon Aura Glide (plus moelleuse, moins stable, crampons 2.5 mm mais moins de traction en avant-pied) et au TYR Maverick (EVA ferme, stack 44 mm, qui avale les allures rapides plus facilement malgré son poids). La concurrence est dense, mais aucune ne combine le ride du Lightstrike Pro avec un grip Continental à ce prix. Et souvenez-vous du retour d’énergie qu’on mentionnait plus haut : 71 % sur l’ATR, c’est un chiffre que la Salomon et la Puma ne sont pas en mesure d’approcher.
Taille, chaussant et lacets : le guide qui réconcilie les testeurs
La taille divise les testeurs. Les lacets, personne.
Trois testeurs, trois recommandations différentes. The Running Channel dit de descendre d’une demi-taille : la toe box de l’ATR est plus pointue et effilée que la standard, ce qui allonge la chaussure dans les orteils. The Run Testers disent true to size et notent même plus d’espace que la version route. Road Trail Run dit que la demi-taille au-dessus fonctionne grâce à l’upper structurée qui compense le volume supplémentaire.
La toe box de l’ATR n’a pas le même profil que la standard. Elle est plus effilée et plus longue dans les orteils. Si votre EVO SL classique était juste, l’ATR sera probablement bonne. Si vous aviez de la marge, envisagez de descendre d’une demi-pointure.
Voici la partie délicate : il n’y a pas de version Wide. Si votre pied est large, testez impérativement en magasin ou commandez chez un revendeur avec retour gratuit. L’ATR n’est pas conçue pour les pieds volumeux.
Les lacets sawtooth, en revanche, font l’unanimité. On en parlait plus haut : texturés, solides, précis dans le serrage. Ils ne glissent pas. RunRepeat suggère qu’Adidas les déploie sur toute la gamme Adizero, et c’est difficile de ne pas être d’accord. La tongue semi-goussetée corrige la tendance à glisser que la version standard avait, même si un testeur francophone (AthlExplique) note que sa languette bouge encore légèrement sur son exemplaire. Possible variation entre les lots de fabrication.
Faut-il vraiment une chaussure d’hiver dédiée ?
Pas de transition. On attaque l’objection directement.
L’argument pour l’achat est concret. Le score de traction de l’EVO SL standard est de 0.40, mesuré en labo. C’est bas. C’est inférieur à des chaussures que la communauté running considère comme glissantes. Quand on court 3 à 4 fois par semaine entre novembre et mars sur des trottoirs de Lille, des quais de Nantes ou des chemins de parc en banlieue parisienne, le grip fait la différence entre maintenir son volume d’entraînement et sauter des séances par peur de se tordre une cheville. La mousse ne durcit pas au froid (0 %, on l’a vu). La déperlance garde les pieds au sec 90 % du temps. Calcul rapide : 155 euros divisés par 5 mois d’utilisation, c’est 31 euros par mois pour des pieds secs et du grip.
L’argument contre est tout aussi concret. Le surcoût est de 10 euros. Le surpoids de 40 à 49 grammes. Le retour d’énergie baisse de 3 points. La ventilation est nulle, ce qui rend la chaussure inutilisable dès que la température remonte au-dessus de 15°C. Un spray déperlant à 15 euros existe et peut être réappliqué. Et beaucoup de daily trainers, la Puma Velocity Nitro 4 en tête, offrent déjà un grip correct sans version hivernale dédiée.
La question n’est pas « l’ATR est-elle bonne ». C’est « votre hiver est-il assez mouillé pour la justifier ».
Si vous courez 3 fois ou plus par semaine de novembre à mars en climat humide (moitié nord de la France, Belgique, Bretagne, Normandie, Pays-Bas, UK), l’ATR est rentable. Si vous courez 1 à 2 fois par semaine, ou si votre hiver est sec (sud de la France, Suisse en salle), l’EVO SL standard suffit. Ajoutez un spray DWR et vous aurez 80 % du bénéfice pour 10 % du prix.
Quatre questions pour trancher : courez-vous sur route mouillée plus de 3 fois par semaine en hiver, avez-vous déjà glissé sur des feuilles avec votre chaussure actuelle, êtes-vous prêt à accepter 40g de plus pour du grip, et avez-vous un budget dédié plutôt que de sprayer votre paire existante. Si c’est oui à trois sur quatre, commandez l’ATR.
Verdict final et note de notre test Adidas Adizero EVO SL ATR
L’Adidas Adizero EVO SL ATR est une exécution intelligente d’un concept simple : prendre le meilleur daily trainer du marché et le rendre praticable 12 mois par an. Le Lightstrike Pro est le coeur du plaisir. Le grip Continental résout le vrai problème. La déperlance fait le travail sans créer de nouveaux problèmes. Le prix est raisonnable.
C’est une chaussure de niche. Mais la niche « coureur régulier en climat humide » représente, en France, à peu près la moitié des coureurs du pays. Pour eux, l’ATR est la meilleure option sous les 160 euros. Pour les autres, la standard reste la chaussure à battre. Et si vous trouvez la standard en promo (ce qui arrive souvent depuis la sortie de l’EVO SL Woven), gardez vos euros et ajoutez un spray.
La prochaine version corrigera peut-être la ventilation. Ou ajoutera un demi-millimètre de crampons. Ou déploiera enfin les lacets sawtooth sur toute la gamme Adizero. En attendant, l’ATR fait exactement ce qu’on lui demande. Ni plus, ni moins.
Forces : grip, mousse, prix. Limites : ventilation, poids, niche.
