On Cloudmonster Hyper : La révolution de l’entraînement intensif sans carbone


2024 démarre fort chez On avec une série de lancements très attendus. Après avoir testé avec enthousiasme la Cloudmonster 2 et la Cloudsurfer Trail, nous avions hâte de chausser la grande nouveauté : la Cloudmonster Hyper. Cette chaussure d’entraînement se positionne comme le nec plus ultra de la marque suisse, en combinant amorti généreux et dynamisme explosif, le tout sans utiliser de plaque carbone. Une prouesse technologique qui promet d’emmener les coureurs vers de nouveaux horizons. Mais au-delà du concept, qu’en est-il sur la route ? On vous dit tout dans ce test complet.

Le chaussant, ce détail qui change tout


Avant même de parler performance, intéressons-nous à un détail capital : le chaussant. Car aussi aboutie soit-elle, une chaussure qui ne chausserait pas bien serait un non-sens. Et c’est là que la Cloudmonster Hyper nous a réservé une petite surprise. Habituellement en 44 dans toutes mes paires, j’ai dû descendre en 43 pour obtenir un fit parfait. Un constat partagé par d’autres testeurs, preuve que cette Hyper a sa propre personnalité côté sizing. Moralité, si vous craquez pour elle, pensez à prendre une demi-pointure à une pointure de moins que votre taille habituelle. Vous éviterez ainsi les mauvaises surprises et profiterez pleinement de son potentiel.

Un confort royal pour avaler les kilomètres


Une fois la bonne taille aux pieds, le confort est juste royal. On retrouve le même mesh que sur l’excellente Cloudboom Echo 3, un mesh respirant et enveloppant qui épouse le pied comme une seconde peau. Les lacets se répartissent bien grâce aux renforts intégrés à la languette fine, assurant un maintien précis sans jamais comprimer le cou-de-pied. Un point crucial pour moi qui suis assez sensible à ce niveau. À l’arrière, le col rembourré fait un travail remarquable en éliminant tout risque d’irritation, même sur mon tendon d’Achille capricieux. Autant d’attentions qui montrent qu’On a pensé cette chaussure pour les longues sorties intensives, où chaque détail compte pour préserver le plaisir de courir.

Autre bon point, le placement du pied qui se fait naturellement, sans avoir à se tortiller pour trouver la bonne position. Le talon est bien maintenu sans être trop serré, le médio-pied est parfaitement enveloppé et les orteils ont la place de s’exprimer sans baigner pour autant. Bref, on enfile la Hyper et on n’y pense plus, elle se fait complètement oublier. Et c’est justement tout ce qu’on demande à une chaussure d’entraînement, qu’elle nous laisse nous concentrer sur nos sensations sans parasiter la foulée.

La magie du duo amorti/dynamisme


C’est là que la Cloudmonster Hyper marque vraiment sa différence. En l’absence de plaque carbone, on aurait pu s’attendre à un modèle certes confortable, mais peut-être un peu mou sur les relances et les changements de rythme. C’était sans compter sur le travail des ingénieurs d’On qui ont réussi l’exploit de caler un amorti généreux ET une réactivité explosive dans la même chaussure. Le secret ? Une association de mousses savamment dosée.

À l’arrière, on retrouve l’amorti Cloudtec qui a fait le succès de la Cloudmonster 2, un amorti moelleux et rassurant qui absorbe les chocs sans s’écraser. Si vous êtes familier de cette technologie maison, vous ne serez pas dépaysés. C’est ce même nuage rebondissant et dynamique qui vous propulse à chaque impact, avec une douceur inimitable. Un vrai bonheur pour l’attaque talon, qui se sent littéralement portée sur les premiers kilomètres.

Mais la vraie révolution se situe à l’avant. C’est là qu’On a décidé de placer sa fameuse mousse Helion HF, la même que sur la Cloudboom Echo 3. Plus dense, plus rigide aussi, elle vient donner un coup de boost à la foulée dès que le rythme s’accélère. Fini l’amorti un peu uniforme de la Cloudmonster classique, on a ici une vraie architecture dual density qui se met au service de la performance.

Le résultat est bluffant. On a vraiment l’impression d’avoir deux chaussures en une, avec une transition naturelle et hyperfluide. Au démarrage et sur les premiers kilomètres, l’amorti arrière enveloppe le pied dans un cocon de douceur. Puis quand on commence à dérouler et à accélérer, la mousse avant prend le relais et propulse littéralement la foulée. Une sensation de rouler sur des rails, sans aucun temps mort. Pour mon attaque médio-pied, c’est le pied (c’est le cas de le dire). J’ai pris un plaisir fou à enchaîner les variations de rythme, en montée comme en descente. Quelle que soit l’allure, la Hyper assure, amortit, dynamise. Sans jamais saturer ou se dérober.

Et c’est là toute la magie de ce duo amorti/dynamisme. D’habitude, il faut choisir. Soit on privilégie le confort avec des chaussures très amorties mais qui ont tendance à étouffer un peu la foulée à haute vitesse. Soit on opte pour des modèles plus fins et réactifs, quitte à sacrifier en protection. Avec la Hyper, On réussit la synthèse parfaite, en offrant le meilleur des deux mondes. Un amorti royal pour le confort et la sécurité, un dynamisme explosif pour la performance et le plaisir. Le tout dans une seule et même chaussure. Chapeau l’artiste !

Le seul petit bémol que j’y mettrai, c’est que cet amorti dual density orienté performance n’est peut-être pas idéal pour les footings de récup à basse vitesse. Sur ce type de sorties, où on cherche plus la douceur et la linéarité, je lui préfère des modèles un peu plus souples et homogènes comme la Cloudmonster 2. Mais ce n’est qu’un détail tant la polyvalence de la Hyper force le respect par ailleurs.

Une stabilité et une sécurité à toute épreuve


À voir son profil musclé et sa semelle généreuse, on pourrait craindre un manque de stabilité, surtout en courbe. Mais c’est tout l’inverse. Malgré sa hauteur, la Cloudmonster Hyper assure un maintien du pied irréprochable, sans aucun ballotement ni déséquilibre, même dans les appuis les plus engagés. On peut attaquer les virages et les lignes droites sans aucune retenue, la chaussure suit le mouvement avec une précision chirurgicale.

Aucune impression de roulis ou de tangages intempestifs, le pied reste parfaitement en place du talon aux orteils. Que ce soit sur le plat ou en pente, en montée ou en descente, la plateforme se montre incroyablement stable, ancrée au sol sans être rigide. Un véritable argument sécurité pour dépasser ses limites l’esprit tranquille, en particulier quand la fatigue se fait sentir et que la foulée a tendance à se désorganiser.

Cette assise impeccable se combine à une adhérence de tous les instants, y compris quand la météo se gâte. J’ai eu l’occasion de tester la Hyper sur des revêtements humides et glissants, de la route au sentier en passant par ces plaques métalliques traîtresses au milieu des passages piétons. Et à chaque fois, les crampons accrochent sans flancher, en montée comme en descente. Preuve qu’On a beaucoup travaillé le dessin et les gommes de sa semelle extérieure par rapport à la Cloudmonster classique.

Résultat, on peut partir à l’assaut des kilomètres sans se poser de questions, en toute confiance. Même sur le mouillé, même en fin de sortie longue quand les jambes commencent à fatiguer et que la vigilance s’émousse un peu, la Hyper assure. Un vrai plus pour rester concentré sur son effort et ses sensations, sans avoir à calculer chaque appui. Et ça, pour moi qui suis plutôt du genre à m’écouter courir qu’à regarder où je mets les pieds, c’est un énorme point fort.

Des détails bien pensés qui font la différence


Au-delà de ses qualités premières d’amorti, de dynamisme et de stabilité, la Cloudmonster Hyper séduit aussi par une foule de petits détails bien pensés qui en font une chaussure aboutie. À commencer par son mesh spécifique, issu directement de la Cloudboom Echo 3. Un mesh hyper respirant et ultra léger, qui laisse le pied au frais même par grosses chaleurs, sans jamais se détendre.

Même constat pour les œillets de laçage qui sont renforcés pour une meilleure durabilité, ou encore pour le contrefort externe au talon qui améliore le maintien sans rajouter de poids ni de matière. Ou bien les renforts discrets mais efficaces au niveau de la toe-box, qui protègent les orteils sans compromettre la souplesse de l’avant.

Autant d’attentions qui montrent qu’On a pensé cette chaussure dans les moindres détails, en ne laissant rien au hasard. Et force est de constater que ça paye. Malgré son profil de « grosse » chaussure d’entraînement taillée pour encaisser, la Hyper fait preuve d’une grande sobriété. Pas de fioritures ici, juste l’essentiel pour une efficacité et un confort maximum. Un vrai bon point quand on sait que le superflu est souvent l’ennemi du bien en matière de running.

Durabilité et rapport qualité/prix


Un dernier mot sur la durabilité et le rapport qualité/prix. Avec ses matériaux haut de gamme et son assemblage ultra soigné, la Cloudmonster Hyper inspire confiance dès la sortie de la boîte. Après plus de 200 kilomètres de test sur tous types de terrains et par tous les temps, elle ne montre aucun signe de faiblesse. Le mesh est intact, les coutures impeccables, la semelle à peine marquée. Tout laisse à penser qu’elle tiendra facilement les 800 à 1000 bornes, surtout pour les gabarits légers comme le mien.

Certes, à 180€, elle se place dans le haut du panier des chaussures d’entraînement. Mais vu sa polyvalence, sa durabilité et surtout le niveau de performance qu’elle offre, je trouve que c’est un investissement plus que justifié. Surtout si comme moi, vous recherchez LA paire à tout faire qui saura vous accompagner sur tous vos entraînements, des sorties longues aux séances de VMA en passant par les compétitions de 10 km à marathon. À ce petit jeu-là, la Hyper écrase la concurrence en termes de rapport qualité/prix/polyvalence.

Verdict On Cloudmonster Hyper

Vous l’aurez compris, la On Cloudmonster Hyper m’a totalement conquis. Avec son amorti généreux à l’arrière et sa réactivité explosive à l’avant, elle emmène les coureurs confirmés vers de nouveaux sommets de sensations et de vitesse, sans sacrifier au confort et à la sécurité. Le tout sans utiliser la désormais classique plaque carbone. Une vraie prouesse technologique qui montre qu’On n’a pas fini de repousser les limites de la chaussure de running.

Certes, elle ne conviendra pas à tous les profils ni à tous les types de sorties. Les coureurs débutants ou à la recherche de chaussures très souples et linéaires risquent de ne pas être en phase avec son caractère affirmé. De même, elle montrera ses limites sur les séances de récup à basse vitesse, où son amorti dual density sera moins à son avantage.

Mais pour tous les autres, les mordus de l’entraînement intensif, les adeptes des plans marathons ou des compétitions de 10 km, elle a tout pour devenir la nouvelle référence. Déjà adoptée par de nombreux athlètes On, nul doute qu’elle va rapidement se faire une place dans la rotation des coureurs exigeants.

Personnellement conquis par ce concentré de technologies au service de la performance, je pense qu’On tient là la pièce maîtresse qui manquait à sa collection : une chaussure d’entraînement polyvalente et racée, capable d’avaler les kilomètres comme de booster les chronos. La concurrence est prévenue, le nuage blanc a encore frappé !